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Actualitté - Une page de caractère Le Portail du littéraire : Profitez au quotidien de l'actualité du livre et des auteurs, d'ici et d'ailleurs, de l'information scolaire, agrémentée de contenus pédagogiques, toujours avec un chapitre d'avance.

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  • Gouvernement : Aurélie Filippetti, sans surprise, prend la Culture - 16-05-2012

    Dans cette fameuse composition du nouveau gouvernement de Jean-Marc Ayrault, les désistements seront venus plus rapidement que les nominations. Ainsi, dans la journée, on apprenait de Rebsamen et Aubry en personne, qu'ils ne feraient pas partie des troupes du Premier ministre. Le gouvernement, qui devait être dévoilé vers 16 h, n'aura finalement été annoncé qu'en cette fin de journée. 

     

    La maire de Lille aura tout de même pris ses précautions, expliquant à l'AFP : « Dans cette configuration, on est convenu, en bonne entente, que ça n'avait pas de sens que je sois au gouvernement. (...) Il n'y a eu ni proposition, ni tractation. » Le tout, non sans avoir vu au préalable les modalités avec François Hollande et son premier ministre. 

     

    Toutefois, c'est sans très grande surprise qu'Aurélie Filippetti a été nommé au poste de ministre de la Culture. Née en 1973, cette femme politique et romancière (dernier titre paru chez Stock) a ainsi été placée à la tête de la rue de Valois.

     

     

     

    Plusieurs jolis dossiers l'attendent d'ores et déjà, ainsi que Frédéric Mitterrand l'avait signalé : Hadopi, le livre numérique et les questions de concurrence, la BnF, qui n'en peut plus d'être étrangement menée... et évidemment bien d'autres.

     

    À l'occasion du Salon du livre de Paris, Aurélie Filippetti avait assuré, à ActuaLitté, que son engagement dans la défense du droit d'auteur resterait essentiel. « La protection des auteurs est au sein de nos priorités en matière de transition numérique sur le livre. Aujourd'hui, tout le monde affirme que la numérisation est formidable et qu'il incombe de faire un effort pour la réaliser. Mais ce constat ne se retrouve pas dans les contrats passés entre les auteurs et les éditeurs. Or c'est précisément là que se noue la relation entre les deux parties, et par conséquent que débute la chaîne du livre. Il est donc indispensable d'effectuer un travail sur cette question, pour parvenir à une homogénéisation des règles, avec des seuils  minimums qui s'appliquent à l'exploitation numérique des oeuvres. » (voir notre actualitté)

     

    Pour l'instant, le site du ministère n'a pas été mis à jour, mais le temps de prendre les fonctions, on comprend que quelques jours seront probablement nécessaires.

     

    Le reste de la composition du gouvernement suit :

     

    ? M. Laurent FABIUS, ministre des affaires étrangères

    ? M. Vincent PEILLON, ministre de l'éducation nationale

    ? Mme Christiane TAUBIRA, garde des sceaux, ministre de la justice

    ? M. Pierre MOSCOVICI, ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur

    ? Mme Marisol TOURAINE, ministre des affaires sociales et de la santé

    ? Mme Cécile DUFLOT, ministre de l'égalité des territoires et du logement

    ? M. Manuel VALLS, ministre de l'intérieur

    ? Mme Nicole BRICQ, ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie

    ? M. Arnaud MONTEBOURG, ministre du redressement productif

    ? M. Michel SAPIN, ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social

    ? M. Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la défense

    ? Mme Aurélie FILIPPETTI, ministre de la culture et de la communication

    ? Mme Geneviève FIORASO, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche

    ? Mme Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des droits des femmes, porte-parole du Gouvernement

    ? M. Stéphane LE FOLL, ministre de l'agriculture et de l'agroalimentaire

    ? Mme Marylise LEBRANCHU, ministre de la réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la fonction publique

    ? M. Victorin LUREL, ministre des outre-mer

    ? Mme Valérie FOURNEYRON, ministre des sports, de la jeunesse, de l'éducation populaire et de la vie associative

    ? M. Jérôme CAHUZAC, ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur, chargé du budget

    ? Mme George PAU-LANGEVIN, ministre déléguée auprès du ministre de l'éducation nationale, chargée de la réussite éducative

    ? M. Alain VIDALIES, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement

    ? Mme Delphine BATHO, ministre déléguée auprès de la garde des sceaux, ministre de la justice

    ? M. François LAMY, ministre délégué auprès de la ministre de l'égalité des territoires et du logement, chargé de la ville

    ? M. Bernard CAZENEUVE, ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé des affaires européennes

    ? Mme Michèle DELAUNAY, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de la dépendance

    ? Mme Sylvia PINEL, ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée de l'artisanat, du commerce et du tourisme

    ? M. Benoît HAMON, ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur, chargé de l'économie sociale et solidaire

    ? Mme Dominique BERTINOTTI, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée de la famille

    ? Mme Marie-Arlette CARLOTTI, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes handicapées

    ? M. Pascal CANFIN, ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, chargé du développement

    ? Mme Yamina BENGUIGUI, ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères, chargée des Français de l'étranger et de la francophonie

    ? M. Frédéric CUVILLIER, ministre délégué auprès de la ministre de l'écologie et du développement durable, et de l'énergie, chargé des transports et de l'économie maritime

    ? Mme Fleur PELLERIN, ministre déléguée auprès du ministre du redressement productif, chargée des petites et moyennes entreprises, de l'innovation et de l'économie numérique

    ? M. Kader ARIF, ministre délégué auprès du ministre de la défense, chargé des anciens combattants.

     

     


  • L'écrivain Yann Moix voit son compte Facebook piraté - 16-05-2012

    L'écrivain Yann avait fait beaucoup parlé de lui lorsqu'il s'était insurgé contre la suspension de son compte Facebook. Face aux multiples cris lancés par l'artiste dans les médias qui voulaient bien se faire l'écho de ses arguments, il avait fini par obtenir gain de cause, récupérant son compte exactement dans l'état qu'il présentait avant sa fermeture.

     

    Mais on entend à nouveau parler des rapports troubles qu'entretient l'écrivain avec le fameux réseau social. En effet, sur le mur de Yann Moix, on a pu lire, pendant quelques heures, « 10 mois de vie de couple... Bonne chance à toutes celles qui se feront trompées, comme chacune des ex à Yann l'a été. Sa copine qui vient de le larguer et qui avait naïvement confiance en lui. »

     

    Derrière un tel message, on pouvait penser que Yann Moix avait été victime d'un piratage de son compte par une ex fortement rancunière. Mais, reprenant le flambeau de la censure, l'écrivain a rapidement effacé le message, tout en précisant, au passage : « Chers amis, mon compte FB a été piraté ce matin. Les auteurs (deux trois abrutis jadis entendus par la police) qui tentent de me nuire depuis environ dix ans ne seront pas, cette fois, poursuivis - je n'en ai pas le temps ; autre chose à penser, et à faire ». Difficile, donc, d'en savoir davantage?


  • L'Unef apporte son soutien aux étudiants québécois - 16-05-2012

    Face à l'annonce d'une hausse progressive des frais de scolarités, les étudiants québécois sont engagés depuis déjà plusieurs mois dans une lutte sans merci contre le gouvernement. Après la démission du ministre québécois de l'Education, Line Beauchamp, remplacée par Michelle Courchesne, le rapport de force semble commencer à s'inverser en faveur des étudiants.

     

    C'est dans ce climat tendu que l'Unef, au travers d'un communiqué, a tenu à apporter son soutien à la lutte menée par les étudiants québécois, rapporte l'AFP. Mettant en avant la nécessité d'un investissement public durable dans les universités pour qu'il soit toujours possible à tous d'y entrer, le premier syndicat universitaire de France s'insurge contre les hausses pratiquées déjà dans de nombreux pays et qui ne font que creuser les inégalités devant l'accès à l'éducation.

     

    Pour faire un pas vers les étudiants québécois, le gouvernement leur a proposé d'étaler la hausse de 1780 dollars sur sept ans au lieu de cinq initialement prévus. On arrivera, au final, à des frais d'inscription de 4000 dollars par an mais, en contrepartie, le montant des bourses serait revu à la hausse. Toutefois, cette proposition n'a pas recueilli un très grand écho chez les étudiants mobilisés.


  • Les syndicats enseignants en attente du changement - 16-05-2012

    Si la journée d'investiture de François Hollande au poste de président de la République fut riche en symboles, l'école y a occupé une part non négligeable avec l'hommage rendu au fondateur de l'école républicaine Jules Ferry. Les syndicats enseignants ont été particulièrement attentifs au discours prononcé par le chef de l'Etat mais s'inscrivent maintenant dans l'attente des mesures instaurant le changement.

     

    Avec une confiance rétablie entre les personnels de l'éducation et le sommet de l'Etat, ainsi que l'annonce du déblocage d'importants moyens, les syndicats enseignants s'invitent déjà à la table des négociations en faisant entendre clairement leurs attentes.

     

    La formation des enseignants entrant dans le métier doit être, au plus tôt, réformée, le système actuel étant on ne peut plus problématique, avec une formation quasiment inexistante. Mais, du côté du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, comme pour le secondaire, avec le FSU, il ne faudra pas oublier la revalorisation attendue du métier d'enseignant.

     

    Une loi de programmation et d'orientation pour l'école devrait voir le jour cet été, donnant ainsi le cap pour les cinq prochaines années. A l'UNSA-Education, on n'exclut pas d'entrer dans des discussions sur le temps de service des enseignants avec, à la clef, des revalorisations salariales.


  • Bibliothèques parisiennes : des baisses de crédits pour les commandes de CD et DVD - 16-05-2012

    Après les importantes baisses des crédits alloués aux acquisitions, la CGT Culture dénonce la dernière mesure prise par la Ville de Paris à l'encontre des bibliothèques-discothèques parisiennes. Les discothécaires sont ainsi invités à cesser leurs commandes directes de nouveaux CD auprès de leurs fournisseurs.

     

    Cette mesure n'est pas nouvelle et déjà une première suspension avait été effective durant l'année 2011. Mais, pour la CGT Culture, cette nouvelle mesure de restriction vient remettre en cause la politique globale d'acquisition de CD et de DVD menée par les discothécaires qui réalisent une veille constante pour établir, au plus juste, quelles sont les nouveautés à acquérir.

     

    Cela contribue également à appauvrir l'offre proposée aux abonnés qui, pourtant, paient une cotisation annuelle comprise entre 30 et 60 ?.


  • Montréal : l'Allée des bouquinistes s'ouvre jusqu'au 14 octobre 2012 - 16-05-2012

    Pour qui cherche à faire de bonnes affaires, l'Allée des bouquinistes, à Montréal, est le lieu à fréquenter cet été. Comme chaque année, cet événement se déroule le soir, du vendredi au dimanche, jusqu'au 14 octobre 2012.

     

    Organisé par Bibliothèque et Archives nationales du Québec, cet événement prend place sur l'avenue de Savoie, derrière la Grande Bibliothèque de Montréal. Des libraires spécialisés proposeront alors aux passants des livres anciens et rares mais aussi des cartes postales et des affiches ainsi que des gravures.


  • Cédric Littardi, fondateur de Kazé, quitte la maison - 16-05-2012

    Durant les 18 dernières années, Cédric Littardi, fondateur et président de la maison Kazé Manga s'est appliqué à mener la barque de la société. Mais voilà qu'il décide de partir, et Hyoe Narita, président de Viz Media Europe, vient d'être nommé comme son successeur, et le remplacera donc à la direction du groupe. 


    Dans un communiqué, Kazé et Viz Media « s'associent pour le remercier dans tout ce qu'il a accompli au sein de Kazé, et saluent son rôle fondamental dans la promotion de la culture japonaise en France et en Europe. Cedric a consacré l'ensemble de sa carrière à promouvoir la culture japonaise depuis le début des années 90 ».

     

    Et d'ajouter : « Sous sa direction, Kazé a fait découvrir au public français de nombreux chef d'?uvres de l'animation japonaise (_Le Tombeau des Lucioles, la Traversée du Temps_...), des réalisateurs d'exception (Mamoru Hosoda, Keiichi Hara...), et des artistes de talent. C'est sous son impulsion qu'ont été également lancés un label de musique (Wasabi Records), une chaîne TV (KZTV), des nouveaux médias (KZPLAY.FR premier site de diffusion simultanée d'animés). »

     

    Hyoe Narita, le nouveau président, fraîchement nommé rend également hommage à tout le travail réalisé par Cédric Littardi, depuis la fondation de la maison.

     

    En novembre 2011, Kazé Europe avait changé de président, nommant Hyoe Narita à ce poste, l'ancien vice-président exécutif de Viz Media LLC. Il a travaillé 9 ans pour cette entité qui en plus de proposer des manga en tomes, propose aussi un magazine de publications. Il diffusera également et très bientôt un magazine numérique de prépublications en quasi simultanée avec le Japon.

     

    Désormais, c'est également au titre de leader dans la distribution de contenus en Europe que la société se tourne vers son futur. Avec l'impatience perceptible d'apporter le meilleur du divertissement japonais dans le reste du monde.

     

    De son côté, Cédric Littardi s'en va avec une note d'humour, expliquant qu'à 18 ans, Kazé est devenu adulte. Évidemment, une masse de souvenirs accompagnent son départ, « mais je crois fermement que l'équipe actuelle de Kazé est plus capable de triompher des défis que j'ai affrontés au fil des années, que je ne l'ai jamais été. Je vais maintenant lancer plusieurs nouveaux projets de mon côté, que je me souhaite tout aussi passionnant ». 

     

    Avec ses meilleurs voeux de réussite et de poursuite pour l'avenir...


  • Pour la nuit des Musées, Lille veut sa Tour de Babel - 16-05-2012

    Le palais des Beaux Arts de Lille profite de la Nuit des musées, qui est organisée pour ce samedi, en invitant les visiteurs et curieux à précéder l'exposition sur Babel, qui doit ouvrir ce 8 juin.


    Ainsi, entre 18h et 22h, le public est convié à apporter des livres dont il souhaite se débarrasser, pour participer à l'élaboration d'une tour de Babel, qui sera constituée exclusivement de bouquins. Ce projet fait suite à l'oeuvre qui est en cours de réalisation, et que l'artiste franco-allemand Jakob Gautel a débutée. 

     

    « Amenez vos anciens livres et participez à la construction de la tour de Babel », explique le site du Palais des BA, pour ce samedi 19 mai. 




    L'oeuvre de l'artiste a été réalisée avec plus de 15.000 livres, et mesure quatre mètres. On retrouve tout à fait la forme hélicoïdale des tableaux de Bruegel

     

    « La Tour a été montrée (et chaque fois enrichie de nouveaux ouvrages) en 2006 au centre d'art contemporain La Maréchalerie, École Nationale Supérieure d'Architecture de Versailles ;  en 2007 au ZKM, Zentrum für Kunst und Medientechnologie, Karlsruhe, Allemagne ; en 2008 au siège d'ARTE, Strasbourg ; en 2009 à la Maison de l'Architecture de Poitiers, sur invitation de la Ville de Poitiers », explique-t-on sur le site de l'université Lille 3

     

    Notons également que du 19 mai au 14 janvier 2013, une exposition consacrée aux Sept péchés capitaux, est prévue au Palais. Voici une présentation de la tour réalisée en novembre 2009 à Poitiers. 

     

     


  • Paper Passion : le parfum qui sent le livre, sans Karl Lagerfield - 16-05-2012

    On se souviendra que Karl Lagerfield, le gentil excentrique qui travaille dans la mode et ouvre de temps à autre une librairie, avait été pressenti pour la création d'un ouvrage tout particulier. Il s'agissait de Paper Passion, un titre qui n'en était pas un, puisque l'on parlait en fait d'un parfum. Qui reproduirait les fragrances du papier. 


    Eh oui : Karl est un féru de livres, avec une bibliothèque personnelle de plus de 300.000 livres, et assurait que sa dépendance à l'achat de livres lui serait fatale. Vu les résultats des librairies ces derniers temps, tout porte à croire que l'ami Karl ne fait plus ses emplettes que par internet. 

     

    Soit. Le projet Paper Passion, n'était finalement qu'une erreur de la part de la presse, qui n'avait une fois de plus rien compris. En effet, l'éditeur Gerhard Steidl, qui était évoqué dans ce projet, avait eu la mauvaise idée de raccrocher le nom du créateur à cette initiative. Qui n'existait finalement pas. 

     

     

     

    « M. Lagerfeld réfute son implication dans le lancement du parfum Paper Passion. Ce projet, dont M. Steidl a parlé, ne résulte que de l'éditeur de livres lui-même. M. Lagerfeld a publié de nombreux livres avec M. Steidl, mais reste attaché à Coty Prestige pour ce qui est de la création de ses propres parfums », expliquait la porte-parole de Karl, Caroline Fragner. (voir notre actualitté)

     

    Ce qui n'empêcha pas le projet Paper Passion de voir le jour, la preuve en images. L'éditeur allemand, Gerhard Steidl et le maître parfumeur Geza Schoen sont ainsi passé à l'attaque, en proposant un parfum, dans un coffret de livre, qui propose de renifler les fragrances air du temps, sec et gras des pages d'un livre, avec une note élégante d'encre, le tout mixé et passé au shaker pour trouver l'adéquation idéale.

     

    Pour mémoire, le projet Paper Passion était né en 1997, avec Karl Lagerfield, qui avait alors sollicité l'éditeur pour l'impression de livres à l'occasion d'un lancement de parfum, Jako. Et les livres sentaient fort l'encre fraîche. Finalement, ils ne furent d'ailleurs pas utilisés, du fait de leur odeur, pas tout à fait propice au lancement d'un parfum.

     

     

     

    De là, l'idée d'un parfum qui proposerait de découvrir les différentes senteurs d'un livre, directement dans un flacon. Qui sera donc commercialisé le 30 mai prochain. Tout cela sera donc bel et bien vrai, sans Karl, certes, mais certifié, voir p.19 du catalogue de l'éditeur.

     

    Pour Karl, « l'odeur d'un livre fraîchement imprimé est le meilleur parfum au monde ». Pour mémoire, donc, et à l'occasion de Cannes, vous savez par quoi remplacer les poudres traditionnellement liées à la fête, si vous rencontrez le maestro. 


  • C?ur de Livres organise ses rencontres à Montpellier - 16-05-2012

    Cette année, la Comédie du livre met à l'honneur les éditions Zulma. Pour représenter cette maison d'édition, quatre auteurs publiés chez Zulma seront présents sur la manifestation : Benny Barbash, Jean-Marie Blas de Roblès, Hubert Hadda et Ingrid Thobois. Afin de découvrir ou redécouvrir ces auteurs, nous proposons, pour chacun d'entre eux, des petits déjeuners et goûters les samedi 2 et dimanche 3 juin chez Boris. 

     

    Samedi 2 juin 

    • petit déjeuner à 10h00 en compagnie de Jean-Marie Blas de Roblès 
    • goûter à 16h en compagnie d'Hubert Haddad 

    Dimanche 3 juin 

    • petit déjeuner à 10h00 en compagnie de Benny Barbash 
    • goûter à 16h00 en compagnie d'Ingrid Thobois 

    Si vous souhaitez participer à ce moment convivial (le nombre de place étant limité), n'hésitez pas à vous inscrire auprès de l'association (04.67.60.43.11).

    Les petits déjeuners littéraires en anglais 

      

      

    Dans la très belle cour intérieure de l'Hôtel Particulier Baudon de Mauny, l'association C?ur de Livres et The French American Center, vous propose de prendre le petit déjeuner avec certains des auteurs britanniques présents. Ce moment de convivialité se déroulera en anglais, et sera animé par Jeanette Franklin. 

    • Vendredi 01er juin, 9h30 : Petit déjeuner en compagnie d'Alison-Louise Kennedy 
    • Samedi 02 juin, 09h30 : Petit déjeuner en compagnie de Ian McDonald 
    • Dimanche 03 juin, 09h30 : Petit déjeuner en compagnie de John Harvey 

    Si vous souhaitez participer à ce moment convivial (le nombre de places étant limité), veuillez vous inscrire auprès de l'association (04.67.60.43.11).

     


  • Le printemps du prix Renaudot : sélection cuvée 2012 - 16-05-2012

    Et on reprend la grande farandole des listes de nominations pour les différents prix à venir, avec la sélection de printemps du prix Renaudot, dont les lauréats dans les deux grandes catégories ne seront connu(e?)s qu'au mois de novembre. Le jury vient de faire parvenir par communiqué de presse les titres retenus. Alors on s'accroche à sa souris, et on scrolle.

     

    Romans : 

     

    • Jean Blot : "Affaire de coeur" (Pierre-Guillaume de Roux)
    • Didier Daeninckx : "Le banquet des affamés" (Gallimard)
    • Ahmed Dich : "Chibani" (Anne Carrière)
    • Abdelkader Djemaï : "La dernière nuit de l'émir" (Seuil)
    • Pauline Dreyfus : "Immortel, enfin" (Grasset)
    • Dominique Fabre : "Il faudrait s'arracher le coeur" (L'Olivier)
    • Paul Fournel : "La Liseuse" (P.O.L.)
    • Vénus Khoury-Gata : "Le Facteur des Abruzzes" (Mercure de France)
    • Régis Jauffret : "Claustria" (Seuil)
    • Tristan Jordis : "Le Courageux mourra dans la bataille" (Seuil)
    • Dany Laferrière : "La Dérive douce" (Grasset).
    • Henri Lopes : "Une enfant de Poto-Poto" (Gallimard).
    • Sabri Louatah : "Les Sauvages" (Flammarion)
    • Scholastique Mukasonga : "Notre-Dame du Nil" (Gallimard)
    • Bernard Quiriny : "Une collection très particulière" (Seuil)
    • Jean-Loup Trassard : "L'Homme des haies" (Gallimard)

     

     

    Essais :

    • Michael Ferrier : "Fukushima, récit d'un désastre" (Gallimard)
    • Daniel Filipacchi : "Ceci n'est pas une autobiographie" (Xo)
    • Jean-Louis Gouraud : "Le Pérégrin émerveillé" (Actes Sud)
    • Pierre Guyotat : "Leçons sur la langue française" (Léo Scheer)
    • Serge Koster : "Je ne mourrai pas tout entier" (Léo Scheer)
    • Virginie Linhart : "La Vie après" (Seuil)
    • Frank Maubert : "Le Dernier modèle" (Mille et une nuits)
    • Michel Onfray : "L'Ordre libertaire" (Flammarion)
    • Jean-Yves Tadié : "Le Lac inconnu" (Gallimard)

  • Les Editions de Londres passent une partie du catalogue à 99 cents - 16-05-2012

    Jusqu'à présent uniquement dédiées à une offre gratuite de livres numériques s'appuyant sur un catalogue d'oeuvres variées et classiques - et libres de droit - les Editions de Londres s'étaient distinguées par une éditorialisation intéressante des textes. Ces derniers étaient agrémentés de commentaires et de notes, pour enrichir la lecture.

     

    L'ensemble des 100 textes était jusqu'à lors gratuit, et certains le resteront. La nouvelle vient de ce que désormais, l'éditeur vient de décider de la commercialisation d'une partie de leurs ouvrages en version EPUB, MOBI et PDF. Distribués sur les principales plateformes de vente, ces livres numériques, sont toujours « enrichis de préfaces, de biographies et de nombreuses couvertures originales ».

     

    Tarif unique à l'occasion du lancement : 99 cents.

     

     

    Les Éditions de Londres se présentent comme un nouvel éditeur numérique dont le catalogue se veut « polémique ou fondateur » et qui « se propose de relancer des auteurs oubliés ou méconnus (écrivains
    « incontournables », libertaires, journalistes, voyageurs, poètes...) ».

     

    D'ici à l'été, ce seront également de nouveaux auteurs (romans, pamphlets, satires, pastiches...) qui seront publiés, avec une orientation de libre- penseur. Le tout dans « un catalogue d'?uvres ouvertes, où classiques et ?uvres contemporaines refusent de se regarder en chiens de faïence, Les Éditions de Londres vont avant tout à contre-courant des idées reçues ».

     


  • Ces traducteurs qui parlent la langue des enfants - 16-05-2012

    Qui connaît le traducteur de Oui-Oui ? Ou encore celui de Super-Charlie, l'album jeunesse de Camilla Läckberg ? Grand silence dans la salle... Et pourtant, sans lui, votre bout de chou ne pourrait  vraiment pas lire son album jeunesse, à moins qu'il soit doté d'une sensibilité précoce aux langues étrangères. La journée panorama de la littérature pour la jeunesse, organisée par la SGDL, la Charte et l'Association des Traducteurs Littéraires de France (ATLF), a réservé une table ronde à ces travailleurs de l'ombre.


    C'est la base : « trouver l'écriture la plus en adéquation avec le texte d'origine », et personne ne devrait contester l'affirmation de Cécile Térouanne, directrice éditoriale aux Éditions Hachette Jeunesse. Mais la traduction des albums jeunesse dresse une nouvelle exigence pour celui qui s'y attelle : « Pour chaque phrase, c'est un vrai cas de conscience » confie Rose-Marie Vassallo, auteure et traductrice. « Les enfants vont apprendre par coeur les albums, et donc « ce » français que nous y injectons » poursuit-elle.

     

    De gauche à droite : Lim Yeong-Hee, Cécile Térouanne, Rose-Marie Vassallo, Emmanuèle Sandron

     

     Si les albums jeunesse renferment moins de texte à traduire qu'un roman, l'exercice n'en reste pas moins difficile, voire rendu un peu plus ardu par l'âge des lecteurs : les références culturelles devront être adaptées, ou bien expliquées à un jeune public, sans se reposer sur les notes de bas de page... Lim Yeong-Hee en sait quelque chose, elle qui traduit régulièrement du coréen au français, et vice-versa. « Je suis traversée de conflits internes » s'amuse Emmanuèle Sandron, qui jongle entre France et Belgique (y compris le schisme Flamands/Wallons) dans ses traductions.

     

    Tout torturé qu'il soit, le traducteur doit tisser des liens avec les maisons d'édition pour s'assurer une activité régulière : une fiche de lecture, composée d'un résumé de 40 lignes, de commentaires stylistiques et d'un échantillon de traduction constitue le passage obligé qu'il convient de faire parvenir à une maison d'édition. La rémunération, s'il y en a une, varie selon les éditeurs : dans l'ensemble, tout le monde admet qu'elle reste médiocre si elle n'est pas suivie par une traduction complète.

     

     

    En cas de collaboration fructueuse, l'éditeur pourra compter sur le traducteur pour que celui-ci devienne un « apporteur » : au fait de l'actualité éditoriale à l'étranger, un traducteur pourra devenir une sorte de boussole aux ouvrages de qualité. « Je ne sais même plus quand je suis apporteur, souligne Emmanuèle Sandron, cela se fait naturellement, et j'apporte sans m'en rendre compte. » Les éditeurs, comme le précise Cécile Térouanne, s'échangent entre eux les fiches de lecture, et donc les traducteurs.

     

    Ensuite, après traduction, il est rare que l'auteur exige des modifications au texte, mais il dispose toujours d'un droit de regard. Rose-Marie Vassallo, qui dispose d'un double point de vue d'auteure et de traductrice, concède que le passage d'une langue à l'autre est parfois douloureux : « Vous jouez avec les temps de la langue française et... Paf ! Tout au prétérit dans la version anglaise... » Les droits des traducteurs, tout juste reconnus, seront parfois source de conflits, à la manière de « Fifi Brindacier », longtemps déposé, ou des Hauts de Hurlevent, un titre que Hachette n'a pas pu utiliser pour sa nouvelle traduction de Wuthering Heights.


    Quelques licences, particulièrement tatillonnes, comme Star Wars ou Naruto, exigent même une double traduction : le texte adapté devra être à nouveau traduit dans sa langue d'origine pour vérifier si les écarts ne sont pas trop importants. Quand on parle de traduction, la création n'est pas loin, mais la trahison reste une peur persistante.


  • L'épineuse question du Hentaï en Suède - 16-05-2012

    Au petit royaume du nord, la question du lien entre le manga licencieux, fort justement pour adultes, et la pédophilie fait rage depuis deux ans. Ce mercredi, la Cour suprême suédoise s'interroge sur le caractère pédopornographique ou non d'images retrouvées sur l'ordinateur d'un traducteur de mangas.

     

    L'affaire remonte à juin 2010 quand Simon Lundström, célèbre traducteur de mangas nordique et conférencier se voit inculpé pour la détention de 52 images de genre Hentaï (manga pour adultes) par un tribunal d'Uppsala. Sur l'ensemble des documents retrouvés sur le disque dur, trente-neuf sont jugés à caractère pédopornographique par le tribunal. Pendant le procès, la toile s'émeut que la question de la liberté artistique soit occultée pour se consacrer à définir l'âge des personnages, rappelons-le, virtuels. Jusqu'à devenir franchement sordide quand se pose la question de la majorité sexuelle avec l'absence de certains signes de la puberté.

     

    Commerce légal au Japon et ailleurs

     

    La situation prend un tournant inédit à l'issue du verdict qui condamne Lundström à une amende de 5600 couronnes (environ 630 euros). Resituée dans un contexte de délit sexuel, l'amende relève d'une condamnation relativement faible. Mais les conséquences sont plus graves que la sentence. Le traducteur local d'Evangelion  et One Piece perd son emploi chez Bonniers, première maison d'édition du pays. L'auteur de pas moins de 80 traductions de mangas en tire de fâcheuses conclusions :

     

    « Je peux travailler comme traducteur, mais pas comme expert des mangas, comme j'aurais besoin d'accéder à des dessins érotiques qui existent au Japon ». Détail d'importance non relevé par les magistrats, chacune des images détenues par le condamné était issue d'un titre légalement commercialisé sur l'archipel nippon. Et Lundström d'enfoncer encore un peu le clou sur sa situation peu envieuse : « Je ne suis même pas autorisé à visiter les pages d'accueils des mangakas au Japon, depuis que c'est considéré comme un crime ».   

     

     

    La toile s'émouvra un peu plus quand la cour d'appel de Svea Hovrätt confirme la condamnation en appel l'année suivante malgré de fortes nuances. Cette fois le tribunal réduit le nombre d'illustrations mises en cause et leur portée délictueuse. Pour quatre images « il ne peut être fait aucune certitude qu'elles décrivent des enfants ». Pis, sur huit autres, « il n'est pas certain qu'elles puissent être jugées comme pornographique dans le sens de la loi », indique le rapport.

     

    C'est donc bien la question du genre érotique de l'illustration qui se pose. Au Japon, si les dessins ou adaptations peuvent reproduire des scènes particulièrement déroutantes, voire extrêmes, le Hentaï est sérieusement encadré par la loi. Les scènes de nus ou d'activité sexuelle ne sont permises qu'en l'absence d'une pilosité pubertaire. Avant de se sentir choqué face à une incitation aux relations entre adolescents, ce qui est souvent le cas du Hentaï, il faudra ajouter deux nuances. Bien souvent, le manga coquin ou totalement trash fait appel au folklore fantastique du Japon médiéval. Hormis les tentacules des séries les plus déviantes, bien souvent les personnages féminins sont pourvus d'oreilles et de queues de petits mammifères comme des renards mythiques (Kitsune).

     

    L'enjeu du sexe virtuel

     

    L'enjeu n'est donc pas tant d'une représentation graphique d'une sexualité d'enfants, mais de la sexualité virtuelle de personnages de mangas. Des protagonistes aux traits marqués par une anatomie non humaine (yeux énormes, bouche et et nez minuscules) à qui l'on ne peut attribuer un âge précis. Seul critère pseudo-objectif, la taille de la poitrine des personnages qui selon la cour serait le signe de personnage prépubère. Mais encore une fois, si ces images peuvent heurter la sensibilité, leur caractère fictif ne peut voir son consommateur qualifié de pédophile. Du moins pas à la manière d'un délinquant propriétaire de photos avec de vraies scènes pédopornographiques. Si la question du consentement ne se pose pas entre enfants soumis à un acte immoral, à plus forte raison, elle ne devrait pas se poser pour le seul fruit d'une imagination artistique.   

     

    À l'occasion du débat de la Cour suprême du royaume, un inspecteur expert sur la question a abondé dans ce sens. Björn Sellström fait partie de l'unité de lutte contre la pédopornographie au Bureau national d'investigation de Suède. Confronté très régulièrement aux mangas pour adultes parmi des documents plus sinistres, l'homme a donné sa vision des choses : « Je suis sceptique sur le bénéfice rendu aux enfants qui souffrent réellement de vrais abus », écrit-il dans le quotidien Dagbladet. « Ces enfants qui sont victimes d'abus documentés [enregistrés] méritent mieux que d'être mis dans la même catégorie que ces « créatures à forme humaine », ajoute-t-il.

     

    De la décence et de la rationalité. Pour le policier la traque des mangas érotico-pornographiques est synonyme de temps et d'argent gaspillés dans le secours aux enfants victimes.


  • Le docteur Dukan s'auto-radie de l'Ordre des médecins - 16-05-2012

    Objet d'une double plainte lancée fin mars, le docteur Dukan et ses méthodes de travail, autant que ses ouvrages, étaient assez mal vus par ses confrères. Trop de promotion, une pratique de la médecine plutôt abordée comme un commerce... autant de raisons de critiquer l'effet Dukan et ses fameux régimes miraculeux. 

     

    Son avocate, Me  Isabelle Lucas-Baloup, assure cependant dans un communiqué que « le Dr Dukan fournira bien normalement, lorsqu'il sera convoqué, à son Ordre toutes les observations sur les questions qui lui sont posées et sur toutes autres éventuellement ». (voir notre actualitté

     

    Selon La Croix, le bon docteur avait décidé de répondre aux attaques en décidant d'anticiper la possible solution de la radiation, en proclamant qu'il se radiait tout seul.


    Les livres de Pierre Dukan, dans notre librairie

    avec Decitre



    Pour docteur Irène Kahn-Bensaude, présidente du conseil départemental de Paris, le choix est mûrement réfléchi : « Je pense qu'il a pris cette décision quand il a vu que cela ?bardait? pour lui au niveau des instances ordinales. Il a dû penser que cette radiation mettrait un terme aux actions disciplinaires engagées contre lui. Mais ces procédures vont se poursuivre, car elles portent sur des faits qui ont eu lieu alors qu'il figurait toujours sur nos listes, comme retraité. »

     

    Cependant, la radiation n'empêche pas de maintenir son titre de médecin, puisque le titre découle d'un diplôme d'État qui est valable à vie. Dans ses prochains livres, on pourra donc trouver encore le titre de docteur, qui s'est mis à la retraite depuis janvier 2007, et assurait qu'il n'exerçait plus depuis le 30 octobre 2011.  

     

    « Le docteur Dukan est un véritable humaniste et le procès qu'on lui fait n'est pas équitable. Ses propositions sont intelligentes, sur le fond. Je lui avais demandé de développer ces idées, comprenant qu'elles seraient mises en accusation. Je ne pensais pas que cela serait aussi polémique. Cela vient de ce qu'il n'a pas assez détaillé sa pensée », expliquait son éditeur, Philippe Héraclès, PDG des éditions du Cherche Midi. (voir notre actualitté)

     

    Le Cherche Midi va republier le 6 septembre prochain Les hommes préfèrent les rondes.

    Dénonce la pression sociale constante du régime à tout prix sur l'apparence physique des femmes au détriment de la rondeur. Depuis le milieu du siècle, la mode est à la minceur et beaucoup de femmes ne se nourrissent plus convenablement. L'auteur souhaite aider les victimes de cette nouvelle norme sociale à trouver la force et l'esprit critique nécessaires pour s'affirmer comme elles sont.

     

    Toutefois, radié ou non, il faut préciser que les actions lancées contre le docteur seront malgré tout menées à leur terme.


  • Un aperçu d'Amazing Spider-Man en 4 minutes - 16-05-2012

    Sony Pictures vient de mettre en ligne une preview de The Amazing Spider-Man, qui sortira le 4 juillet prochain sur les écrans. 4 minutes qui permettent de se faire une première idée, pas forcément flatteuse, de la nouvelle adaptation des aventures du tisseur de toile.

     

    Spidey affrontera Le Lézard dans ce nouvel opus, un « reboot » du premier épisode de la saga, qui a le mérite de faire revenir Gwen Stacy, le premier amour de Spider-Man/Peter Parker, éclipsée par Mary-Jane dans la version de Sam Raimi.

     

    Par ailleurs, une application en réalité augmentée est désormais accessible, et permet d'afficher Spider-Man sur l'écran de son smartphone, et de le laisser ainsi évoluer avec l'agilité d'une araignée entre les immeubles.

     

     

    Si les 4 minutes ne vous ont pas fait planer, peut-être que cette parodie de Spider-Man, façon Wes Anderson aura plus de succès.


  • Quel droit de prêt pour les livres numériques en bibliothèque ? - 16-05-2012

    L'arrivée des livres numériques et audio dans les bibliothèques soulève la question d'une nouvelle rémunération des auteurs, à la hauteur de l'emprunt de ces exemplaires. Les auteurs britanniques, par le biais de la Society of Authors, ont interpellé le gouvernement sur ce vide juridique, « terriblement injuste ».

     

    En Grande-Bretagne, les auteurs sont rémunérés au prorata des emprunts de leurs titres papier en bibliothèque : le Public Lending Right (PLR) est « le droit pour les auteurs de recevoir une rémunération [...] pour le prêt de leurs ouvrages par les bibliothèques publiques ». Il est versé chaque année aux auteurs inscrits au programme, dans une limite de 6600 £ (environ 8000 ?). Le montant de la somme perçue est calculé d'après un « taux de prêt » obtenu en divisant le nombre de livres empruntés par le nombre de titres disponibles dans le catalogue. (voir notre actualitté)

     

     

    Les versions numériques et audio des ouvrages, aujourd'hui, ne rapportent strictement rien aux auteurs dont les titres sont empruntés en bibliothèque. Nicola Solomon, de la Society of Authors, estime que le gouvernement et les librairies se rendent coupables d'infractions répétées du copyright. « Nous n'avons pas lancé de procédure légale pour l'instant, et ne savons pas si certains auteurs envisagent de le faire. Nous espérons que le gouvernement reconnaîtra sa responsabilité légale et morale dans la rémunération des auteurs à l'heure où les prêts de livres numériques en bibliothèque augmentent considérablement », explique-t-il en lançant une demie-menace.

     

    « Ce n'est pas un bénéfice, c'est un droit » souligne Lindsey Davis, auteur. « Il n'y a pas de différence entre un livre numérique et un livre papier, il s'agit du résultat d'un travail, que le public va lire. » Le prêt d'ebooks en bibliothèque a suscité différentes réactions, représentatives des intérêts de chacun. Tim Hely Hutchinson, directeur exécutif de Hachette UK, a expliqué dans une lettre que les bibliothèques « doivent se concentrer sur l'accès aux livres papier de ceux qui ne peuvent pas les acheter, et pas sur l'offre d'ebooks aux usagers qui peuvent s'équiper d'un reader. » Une étrange conception du service public... James Daunt, directeur général de Waterstones, a quant à lui qualifié le prêt d'ebooks en bibliothèque de « menace ». (voir notre actualitté) La peur du piratage, et la faiblesse des DRM, effrayent quant à eux les auteurs.

     

    Les finances des bibliothèques britanniques, rabotées depuis quelques mois par la politique du Ministre Ed Vaizey (auquel Solomon a fait parvenir une lettre), ne pourront toutefois pas garantir une rémunération dantesque aux auteurs. Jim Parker, qui gère les registres du PLR, prévoit même une baisse du droit de prêt sur les ouvrages papier pour équilibrer les coûts d'une rémunération basée sur les emprunts numériques. 

     

    En France, la rémunération des auteurs dont les ouvrages sont empruntés en numérique est assurée par la Sofia, et son taux dépend des contrats individuels.


  • Les classiques littéraires n'influencent plus les nouveaux auteurs - 16-05-2012

    Les immortels classiques ? De moins en moins, finalement. Si la littérature reste une forme d'expression intemporelle, tant en contenu que dans les styles, une récente étude vient de démontrer que les classiques sont finalement en perte d'influence sur les nouveaux auteurs. Quantitative patterns of stylistic influence in the evolution of literature s'est appuyé sur une étude stylistique de grande ampleur pour comparer un vaste volume de données.

     

    C'est une pure analyse structurelle qui a gouverné l'étude, tentant de trouver les similitudes, les résurgences ou les différences, qui apparaissent au fil du temps. Le constat est alors simple : les influences stylistiques sont de plus en plus diluées, bien que l'on retrouve toujours, sur une période fixée, une forme de cohérence stylistique, en relation avec un sujet propre. 

     

    Le professeur Daniel Rockmore, président du département de mathématiques du Dartmouth College, s'est penché avec plusieurs collègues sur ces questions stylistiques. Grâce aux oeuvres numérisées présentes dans le catalogue du Projet Gutenberg, 7773 oeuvres écrites après 1550 par 537 auteurs ont été passées au crible. Le projet consiste à rechercher des itérations de termes et à traquer les évolutions dans les acceptions de mots employés

     

    Lilith

     

     

    Les emplois de connecteurs comme of, at ou by, baptisés 'colle syntaxique', ont fourni une première base de travail. « Lorsque l'on considère la fréquence dans les oeuvres libres de droit, venant d'un grand nombre d'auteurs, et pour des oeuvres étalées sur une vaste période de temps, nous pouvons nous poser des questions liées sur les influences temporelles que donnent ces similitudes. »

     

    Et par là même, déterminer des modèles d'influence sur l'évolution de la littérature.

     

    Dans un premier temps, donc, les mathématiciens ont découvert des formes stylistiques semblables entre auteurs contemporains. Mais la seconde étape a démontré que l'influence stylistique des temps passés s'érode. Ainsi, alors que les auteurs des XVIIIe et XIXe siècles affichent une très forte influence des auteurs des siècles passés, ceux de la fin du XXe siècle subissent plutôt l'influence de leurs propres contemporains. 

     

    Faut-il comprendre que la fin du XXe siècle rejette plus fortement les prédécesseurs ? C'est une explication qui tiendrait la route, estiment les chercheurs. Toutefois, il faut prendre en compte un tout autre paramètre, bien plus important : le nombre de livres disponibles aujourd'hui, et accessibles si facilement. L'hypothèse dégagée serait de considérer que l'influence du style d'un auteur, qui peut être marquée par ses lectures, ne peut plus véritablement se retrouver dans les seuls classiques. L'opulence de livres produits, et la diversité des influences possibles étant démultipliées, le passé n'exerce plus autant de force qu'auparavant. 

     

    La bibliodiversité est donc un élément que notre époque a exacerbé, et dans lequel les auteurs peuvent se piller les uns les autres, en découvrant de nouvelles sources d'inspirations, d'influence ou autant de textes qui peuvent orienter leurs choix. 

     

    Du fait des problèmes de copyright, les oeuvres publiées après 1952 n'ont pas pu être prises en compte, mais selon les auteurs de l'étude, difficile de ne pas croire que la tendance se poursuit, et plus encore, du fait de l'auto-édition qui progresse grandement avec le livre numérique. Cela ne signifie pas pour autant que les classiques perdent de leur intérêt auprès des auteurs, mais les goûts évoluant de la même manière, les longues descriptions en vogue dans les romans russes ou français, véritable canon littéraire, n'ont plus les faveurs des auteurs.

     

    Et puis, il faut aussi répondre aux attentes des lecteurs? Rockmore précise que les formules mathématiques, comme le démontre cette étude, pourraient alors être appliquées à la littérature pour définir au plus près, des tendances nettes. « Je crois véritablement que c'est une approche intéressante pour l'analyse littéraire. Nous espérons que des collègues et experts s'engageront dans ces voies, pour trouver quelles sont les questions intéressantes à traiter. C'est une première étape nécessaire, et nous nous réjouissons de cette collaboration d'un côté comme de l'autre. »


  • Charlaine Harris arrête sa série La communauté du Sud - 16-05-2012

    Charlaine Harris compte depuis mai 2011 parmi les membres du club des millionnaires en livres numériques vendus depuis la plateforme Kindle. La quatrième à y entrer, après Stieg Larsson, suivi de James Patterson et enfin Nora Roberts Harris. Charlaine, son truc, et depuis un moment, ce sont les vampires. Enfin... son truc, c'était les vampires.

     

    Sa série, True Blood, fait des miracles depuis un moment, avec en plus une adaptation pour la télévision. Dans la ville de Bon Temps, au centre de ses histoires, loups-garous, vampires et autres créatures surnaturelles devisaient gaîment. Mais cette période est finie. Zou. Depuis Facebook, la romancière a annoncé son intention de sortir le 13e et dernier livre, Dead Ever After, qui paraîtra en mai prochain, provoquant une détresse inouïe chez les fans. 

     

     

     

    Harris estime qu'elle n'a plus rien à ajouter après ce dernier livre, Harris explique que ce ne serait pas rendre service à ses lecteurs que de sortir un nouveau livre, qui ne ferait qu'empiéter sur la qualité de sa série. Et surtout, cela se ferait de mauvaise grâce : autant donc, ne pas en rajouter. 

     

    Elle va donc se consacrer au casting pour les personnages qui interviendront dans la nouvelle adaptation

     

    Charlaine Harris, dans notre librairie

     

    Adulée depuis internet, la romancière porte un regard très lucide sur la toile et ses avantages. « Les gens peuvent suivre en ligne un écrivain aujourd'hui. Ils sont tellement investis dans cet univers, parce qu'ils peuvent se parler les uns les autres, des livres, et en permanence, depuis mon site internet ou d'autres sites. Je pense que cela créera une expérience plus intense pour les fans à l'avenir. » (Houston Press)


  • Archives et politique : le fantasme du broyeur - 16-05-2012

     

    Des images et des mots qui parlent d'archives ministérielles en partance pour le pilon : à chaque élection, nous avons droit aux mêmes clichés. Pourquoi ce fantasme du broyeur, à chaque changement de gouvernement ? Est-ce la fascination pour le secret d'un pouvoir forcément occulte, soucieux d'effacer tout témoin de son activité ? Les archives détruites comme symbole de l'alternance politique, dans une démocratie pourtant reconnue comme « apaisée » ?


    Ce lieu commun médiatique est pourtant en décalage complet avec la réalité : les hommes politiques et leurs conseillers savent depuis longtemps que chaque ministère dispose d'un service d'archives, coordonné par le Service interministériel des Archives de France et son Bureau des missions.

     

     

     

    La destruction de documents dépourvus d'utilité administrative et d'intérêt historique ou scientifique est bien prévue par la loi française, mais elle peut et doit être réalisée dans les règles : avec tri et visa réglementaires.


    Et si ces archives publiques étaient détruites illégalement ou détournées, la loi (article L 214-3 du Code du patrimoine) punit ces actes de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende. De quoi faire réfléchir?


    À travers ce simple rappel, l'Association des archivistes français souhaite attirer l'attention sur la fonction citoyenne des archives : sans conservation et possibilité de communication des traces vivantes de l'action publique, une nation ne peut se prétendre démocratique. Propos abordés notamment dans l'une de ses publications : « les archives des hommes politiques contemporains » (La Gazette des archives, n°203, hors série, Éditions AAF/Gallimard, 2007).

     

    La question de la place des archives dans le fonctionnement et le projet du nouveau gouvernement est ainsi posée.



  • L'édition numérique et les auteurs stakhanovistes - 16-05-2012

    L'édition numérique, facilitant la publication et la commercialisation des oeuvres de l'esprit, semble avoir stimulé certains auteurs, qui connaissent un pic de productivité assez impressionnant. Vous galérez à boucler votre premier roman ? Passez votre chemin, tant la célérité de ces Stakhanov de l'EPUB pourrait un peu plus vous freiner.

     

    Le mois dernier, il dévoilait un nouvel opus de La Tour Sombre. Une année plus tôt, c'est une nouvelle inédite qui faisait surface sur les plateformes web. Entre-temps, il y a eu un audiobook, et un autre roman épais comme le blindage pare-balles qui n'a pas protégé JFK. Vous l'aurez reconnu, c'est Stephen King, l'un de ces auteurs qui ont vu le réseau Internet et l'édition numérique singulièrement augmenter leur rythme de travail.

     

     

    La page web aurait-elle eu raison de la page blanche ? Lisa Scottoline, une habituée des meilleures ventes catégorie thriller, estime que « la culture d'aujourd'hui est une créature affamée, et il faut la nourrir. » Un impératif de visibilité et de présence médiatique, donc, qui semble être la règle outre-Atlantique.

     

    Jennifer Enderlin, éditrice associée chez St Martin's Paperback, en est désolée : « Nous demandons sans cesse : "Et pourquoi pas une petite nouvelle que nous pourrions vendre pour 99 cents ?" » Le prix attractif aurait en effet une influence sur les ventes globales de l'auteur, y compris sur les publications papier. Heureusement, car la rentabilité des ventes de nouvelles elles-mêmes n'est pas bien élevée.

     

    En France, la situation est différente : encore peu plébiscitée par les lecteurs et acheteurs, l'édition numérique à fréquence soutenue n'a pas encore l'efficacité commerciale constatée outre-Atlantique, loin de là. En attendant, elle reste un excellent moyen alternatif de diffusion.


  • Nouvelle application Retina compatible pour DC Comics - 16-05-2012

    Du nouveau pour la lecture de comics sur iPad. DC livre ces jours-ci une mise à jour de leur application qui supporte l'affichage Retina du nouvel iPad. Une définition toujours plus léchée grâce à un affichage de 2 048 × 1536 pixels. Soit une définition multipliée par 4 par rapport à l'iPad 2.

     

    Pour rappel Marvel avait déjà rendu quelques titres compatibles en mars en même temps que l'éditeur annonçait le lancement de ses comics en réalité augmentée.

     


  • Bruxelles : Mitterrand se défie des enquêtes anti-concurrence - 16-05-2012

    La commission européenne s'était penchée sur la possible entente entre Apple et les cinq éditeurs internationaux. Joaquín Almunia, membre de la Commission chargé de la concurrence avait pris le dossier en charge, avec dans l'intention de rétablir une saine concurrence, expliquait-il en avril dernier.

     

    « Notre inquiétude est que la collusion entre éditeurs pour passer - de manière coordonnée - au modèle de contrats d'agence avec tous les distributeurs ait eu pour objectif d'augmenter les prix de vente au détail des livres électroniques et pour conséquence d'éliminer toute concurrence entre distributeurs, sans possibilité pour le distributeur de proposer des réductions au consommateur. Nos discussions actuelles avec Apple et les éditeurs visent à trouver une solution qui permettrait de rétablir une situation concurrentielle, comme c'était le cas avant cette collusion que nous soupçonnons », nous précise le porte-parole du commissaire. (voir notre actualitté)

     

    Peu après, c'est Apple qui décidait de faire un peu de gringue à la Commission, e faisant le dos rond, et acceptant d'arrondir les angles. C'est que la firme est menacée à la hauteur de 10 % de son chiffre d'affaires, si une amende est décidée. 

     

    Mitterrand, l'utlime recours

     

    Or, de son côté, l'ex-ministre de la Culture, dans la série des affaires courantes, avait pris sa plus belle plume le 9 mai et s'adressant à Joaquin Almunia, Frédéric Mitterrand signalait les risques que les enquêtes faisaient courir sur le secteur du livre. Livres Hebdo (sous abonnement) dévoile la lettre de Mitterrand, qui prend la défense d'une maîtrise des prix des livres numériques par les éditeurs, que ce soit législativement, comme en France, ou contractuellement, comme aux USA. Ces méthodes s'imposent sur le marché comme des outils permettant d'éviter l'écueil du monopole. 

     

     

     

    Et le ministre d'ajouter : « En empêchant les stratégies de prix prédateurs de certains puissants diffuseurs, issus du monde de l'Internet, ils ont permis aux éditeurs de baisser le prix des livres numériques à des niveaux conciliant l'intérêt légitime du consommateur et une juste rémunération de la création. »

     

    C'est que, note le ministre, toute enquête diligentée pourrait conduire à un affaiblissement des acteurs européens, au profit des sociétés américaines, Amazon en tête de liste. Qui plus est, ces sociétés se sont implantées dans des pays d'Europe aux régimes fiscaux particulièrement attractifs, et à ce titre, elles n'ont pas besoin qu'on les aide, en établissant des règles de concurrence plus drastiques. Particulièrement quand aux conditions fiscales s'ajoutent des « pratiques avérées de ventes à perte ».

     

    « La France veillera particulièrement à ce qu'elles n'aient pas de conséquences négatives sur l'application des dispositifs légaux de régulation du prix des livres numériques dans les États de l'Union européenne qui les ont adoptés », poursuit le ministre.

     

    Rappelons que les cowboys de Bruxelles avaient débarqué dans différentes maisons d'édition parisiennes. « Les inspections constituent une étape préliminaire dans la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles. Le fait de conduire de telles inspections ne signifie pas que la Commission dispose de preuves conclusives d'un comportement anticoncurrentiel et ne préjuge en rien de l'issue de l'enquête elle-même. La Commission respecte les droits de la défense, et en particulier le droit dont disposent les entreprises à être entendues pendant le déroulement de la procédure en matière d'entente et d'abus de position dominante », expliquait la Commission européenne, en mars 2011. 

     

    Une véritable révélation de la part d'Amazon, qui avançait à peine masqué. (voir notre actualitté)

     

    Outre-Atlantique, le recours collectif vient d'être maintenu par la juge Denise Cote.


  • Naoki Urasawa, invité très rock de la Japan Expo - 16-05-2012

    Invité d'honneur de l'exposition consacrée à la culture japonaise, le dessinateur de Monster et Pluto sera l'objet d'une rétrospective sur plus de 200m². Mais pas seulement. Maître du thriller, Urasawa cultive aussi son goût pour le rock et offrira un concert aux fans de japanimation et mangas.  L'artiste sera accompagné par le groupe Hemenway, déjà entendu en générique de fin de Naruto Shippûden avec By My Side.

     

    Loin d'une première pour le dessinateur de seinen qui avait interprété Bob Lennon, une chanson qu'il prête à l'un des personnages de sa série 20th Century Boys. Par la suite, Urasawa avait enregistré le titre, disponible en supplément d'un numéro de l'édition japonaise du manga.

     

    Plus récemment, l'auteur est revenu avec Billy Bat, thriller qui mêle un dessinateur à une sombre machination quand il découvre que son petit personnage américain a déjà été imaginé au Japon des décennies plus tôt. Le récit aborde une nouvelle fois la question de la société secrète sur fond de maccarthysme.

     

    Retrouver les livres de Naoki Urasawa

    dans notre librairie

     

     



    Bob Lennon - Version Originale par labasesecrete


  • Entre auteurs jeunesse et éditeurs, de l'eau dans le gaz - 16-05-2012

    En mars dernier, la Société Civile des Auteurs Multimédia publiait un baromètre des relations auteurs-éditeurs : l'aiguille peine à s'aligner sur le « variable », puisque 31% des hommes et femmes de lettres estiment que les relations avec leur(s) éditeur(s) ne sont pas vraiment au beau fixe (voir notre actualitté). Diagnostics, et ébauches de remèdes ont été proposés à l'occasion du Panorama de la littérature pour la jeunesse.

     

    Tous les participants salueront Hedwige Pasquet, directrice éditoriale aux éditions Gallimard Jeunesse, pour avoir accepté l'invitation : seule éditrice autour de la table, c'est à elle que revient la lourde tâche de défendre ses confrères et de porter leur point de vue. Les auteurs jeunesse, représentés par l'auteure et illustratrice Géraldine Alibeu, sont en effet les plus mal lotis en terme de droits et d'à-valoir, environ moitié moins que les auteurs de littérature générale. « Pour tous ceux qui démarrent et que je rencontre, c'est beaucoup moins que 8% de droits d'auteur, c'est très difficile pour commencer » rappelle d'emblée la femme de Lettres.

     

    De gauche à droite : Marie Sellier, Hedwige Pasquet, Maïa Brami, Géraldine Alibeu, Emmanuel de Rengervé

     

     

    Et tout le monde ne peut pas se permettre de tirer un trait sur sa rémunération, comme Daniel Pennac qui aurait joué 200.000 ? sur un simple pile ou face, une anecdote quasi-légendaire rapportée par Maïa Brami, auteure et modératrice  de la table ronde. Saluons son efficacité par ailleurs : aucun pugilat ne fut à signaler). Les traits, Emmanuel de Rengervé en a plein son carquois de juriste du Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs (Snac), et les décoche d'abord vers les services juridiques des maisons d'édition : « Le couple auteur-entreprise, c'est-à-dire le couple auteur-celui qui propose les contrats, est de loin le plus crispé : c'est la personne morale, plus que la personne physique, qui pose problème dans le couple. » Par exemple, la conservation des droits pendant 70 ans, post-mortem, représente une source de frustration pour le créateur.

     

    Le problème central, souligne de Rengervé, réside dans ses « pratiques qui s'instaurent par les contrats proposés, sans que l'on sache vraiment sur quoi se basent ses pratiques, excepté les contrats. Avec le temps, on dira "C'est la réalité, la règle..." »

     

    Des traitements que l'on fige, donc, malgré un paysage éditorial qui s'élargit avec le numérique, par exemple. Le contrat passé avec l'auteur, selon le juriste de la Snac, est un monolithe beaucoup trop intouchable, dont les récentes clauses numériques sont le symbole : la plupart du temps passées sous silence, elles restent un « cas d'espèce ». Ce qui n'est pas le cas de cette « tradition » éditoriale qui laisse dubitatif : auteur et illustrateur d'un même album jeunesse se partageront ainsi les droits qu'un auteur seul aurait reçus, dans une symbiose parfaite qui ne satisfait personne, sauf les finances des maisons d'édition.

     

     

    Marie Sellier, vice-présidente du Conseil Permanent des Écrivains (CPE) a un rêve : « Que tous, on se mette autour de la table, pour discuter de la rémunération des auteurs », et la réalité l'a presque entendue aujourd'hui. Journaliste avant de gagner sa vie en tant qu'auteure, elle observe depuis les « fluctuations » de ses revenus, et s'inquiète de la baisse des prix de vente (normalement) induite sous peu par le livre numérique : un jour noir qui s'annonce pour les auteurs si leurs pourcentages sont amputés à la sauvage.

     

    Parce que, certes, les albums jeunesse sont coûteux à réaliser (car hétérogènes, parfois composites), certes, la concurrence est rude (10.000 sorties/an), certes, le prix moyen du livre jeunesse a toujours été plus bas que celui de la littérature générale, et ce sont souvent les auteurs qui paient les pots cassés. « J'ai connu une époque où il était possible de vivre de son art. Les livres étaient suivis, le fond aussi, et un ouvrage pouvait espérer se vendre pendant 10 ans » souligne Marie Sellier, les yeux perdus dans un Eden aux pourcentages florissants. 

     

    La salle, où les « chartistes » - adhérent à la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, et non des personnages de dessin animé - sont largement majoritaires, acquiesce bruyamment lorsqu'Emmanuel Rengervé souligne les faibles intérêts de l'auteur dans la cession des albums à l'international : celui-ci sera rémunéré par rapport au prix de vente à l'éditeur étranger, et non par rapport au prix de vente final, celui auquel son album sera vendu hors frontières. Difficile pour Hedwige Pasquet de s'excuser sur ce coup-là, plutôt pendard. 

     

    Dépassés par les exigences quantitatives de leur propre production, les éditeurs tentent de concilier suivi des auteurs et satisfaction du cahier des charges, au détriment d'un contact solide et émulateur avec les créateurs, surtout du côté des nouveautés numériques, pour lesquelles l'auteur doit bien souvent se débrouiller seul. Une refonte structurelle de la rémunération des créateurs ? Probablement plus efficace qu'un passage sur le divan pour ranimer le couple éditeur-auteur.


  • Ecologie : Les livres de Hachette font leur bilan carbone - 16-05-2012

    Le groupe d'édition international vient d'annoncer la mise en place dans ses ouvrages d'un étiquetage spécial écologie, mis en place depuis le 2 mai. Cette « étiquette carbone » a été intégrée à quatre ouvrages parus chez Fayard, avant d'être généralisée à tous les ouvrages des maisons du groupe.

     

    Hachette Livre annonce ainsi que tous ses ouvrages qui seront imprimés sur papier recyclé ou certifié « soit approximativement 80% du papier acheté par le Groupe ? paraîtront revêtus d'une « étiquette » placée en quatrième de couverture ou sous l'achevé d'imprimé ».

     

    Cet étiquetage doit indiquer « l'origine des fibres du papier (certifiées ou recyclées), l'empreinte carbone spécifique de chaque ouvrage en grammes équivalent C0 , et l'adresse d'un site web dédié sous la marque de l'éditeur ? en l'occurrence, www.fayard-durable.fr ».



     

    Toutes les maisons du groupe disposeront de leur site personnalisé, avec toutefois un contenu qui est commun à tous. Ce projet a vocation à devenir une référence en matière d'écologie, pour le livre. « Il sera mis à jour et amélioré à mesure que des informations et des méthodologies nouvelles permettront d'affiner notre compréhension de l'impact environnemental du livre. »

     

    Rappelons que les lois dites « Grenelle 1 »(2009) et « Grenelle2 » (2010) posent le principe d'une
    « information environnementale sincère, objective et complète portant sur les caractéristiques globales du couple produit/emballage » dont devront disposer les consommateurs. Sans attendre qu'un calendrier de mise en ?uvre de l'étiquetage soit imposé par le législateur, le groupe Hachette Livre a décidé de prendre les devants par cette initiative, fort de sa capacité à calculer automatiquement l'empreinte carbone de n'importe lequel de ses ouvrages, depuis les émissions amont, liées à la gestion des forêts, jusqu'à la porte du distributeur.

    Cette démarche ne préjuge pas de l'adoption future d'autres indicateurs qui pourraient venir compléter les émissions de gaz à effet de serre, notamment sur recommandation du groupe de travail (GT 8) opérant actuellement sous la responsabilité de l'ADEME et de l'AFNOR.

     

    Les titres de Fayard concernés sont les suivants

    • Histoire de Gaza, de Jean-Pierre Filiu, 
    • David, de Madeleine Chapsal, 
    • Jardins, paysages et génie naturel, de Gilles Clément, 
    • La robotique : une récidive d'Héphaïstos, de Jean-Paul Laumond

    A l'occasion d'une table-ronde qui se déroulait durant le Salon du livre de Paris, Ronald Blunden, directeur développement durable chez Hachette Livre, déroulait déjà toute la réflexion sur ce projet. Ainsi, les ouvrages affichent leur bilan carbone grâce à « un système de calcul informatisé qui intègre tous les éléments en amont : le papier utilisé, la distance entre le papetier et l'imprimeur, l'impression elle-même, et enfin le transport entre l'imprimeur et le centre de distribution de Hachette ». (voir notre actualitté)


  • La BnF veut éviter à tout prix de mettre Jouve à l'amende - 16-05-2012

    Exclusif ActuaLitté : La numérisation des ouvrages de la BnF est une activité qui ne manque pas de rebondissements. Alors que depuis les premiers temps, les délais imposés par le marché public ne sont pas respectés et que nombre d'ouvrages ont été dégradés, tout porte à croire que la société Jouve est littéralement débordée. Et dans l'incapacité de traiter les exigences qu'impliquait la numérisation des 210.000 ouvrages.

     

    En février 2012, le ministère de la Culture avait expliqué à ActuaLitté que, cinq mois après la phase de test, entamée en septembre 2011, « cela commence à être un peu long. Si dans deux ou trois mois, la situation est inchangée, il faudra aviser ». La fin du mois de mai approche, et selon nos informations, dire que la situation est inchangée relève du doux et naïf euphémisme.

     

    Or, ce même ministère, qui aura un nouveau ministre dans quelques heures, ajoutait : « Il est possible pour la BnF de faire des observations, ou de se montrer plus menaçante, en appliquant des pénalités suite au retard, par exemple, mais le ministère n'a pas le pouvoir de le faire. » Eh bien nous y sommes, le temps des pénalités vient d'arriver. 

     

     

     

    Il faudra se référer au Code des marchés publics, pour savoir ce qu'il en sera exactement, mais en l'état, alors que l'on nous explique combien « Jouve est toujours dans les choux avec ce contrat, n'honorant ni les délais, ni les exigences qualitatives », le versement d'une pénalité pour le retard est bien à l'ordre du jour, conformément au Code.

     

    L'article 11 spécifie bien : « L'acte d'engagement est la pièce signée par un candidat à un accord-cadre ou à un marché public dans laquelle le candidat présente son offre ou sa proposition dans le respect des clauses du cahier des charges qui déterminent les conditions dans lesquelles le marché est exécuté. Cet acte d'engagement est ensuite signé par le pouvoir adjudicateur. »

     

    Et en parallèle, le Cahier des clauses administratives générales dispose lui-même d'un article 11, chapitre 3, expliquant le calcul de cette pénalité pour l'exécution de la prestation. Cependant, il faut ajouter, pour les pénalités, en cas de retard, « leur application, n'est a priori pas obligatoire, mais la renonciation aux pénalités de retard doit être expresse ». (voir aussi le document de la Direction des affaires juridiques)

     

    Contactée à ce sujet, la BnF s'est fendue d'un réponse laconique, preuve que la langue de bois se pratique comme un art. Ainsi, « la BnF communiquera le moment venu sur la mise en oeuvre du marché de numérisation de masse confié à la société Jouve », nous précise-t-on.

     

    C'est qu'en réalité, la direction de la BnF tente de dissimuler une tout autre réalité. Selon nos informations, pour éviter à tout prix les pénalités, sur l'exécution et plus encore, sur le retard, pour ne pas avoir à officiellement communiquer sur ce point, la direction a décidé de doubler les envois de livres à Jouve, pour résorber le retard accumulé. Un effort désespéré, qui ajoute un surcroît de travail très important pour les personnels de la BnF, d'une part, et d'autre part, relève de l'absurde.

     

    Jouve, incapable de tenir les délais sur les envois de livres en vue de leur numérisation, tels qu'ils étaient faits jusqu'à lors, ne sera pas plus en mesure de parvenir à supporter une aussi importante charge de travail. 

     

    Bien évidemment, la direction n'a pas souhaité faire de plus amples commentaires. Mais l'on se demande bien pourquoi l'établissement cherche tant à épargner la société fautive...

     

    Quant aux garanties dernièrement apportées par la société Jouve, pour rassurer, elle n'ont finalement rien apporté de nouveau. 

    Pour assurer un équipement optimal, d'autres scanners de ce type seraient en cours de commande, et devraient ainsi être livrés dans le courant du mois de mars. Il ne nous a cependant pas été possible d'obtenir d'informations plus précises sur ce point.  

    La production et la numérisation devraient également monter en puissance, puisque Jouve revendique la possibilité de parvenir à 400.000 pages numérisées de manière hebdomadaire, à partir du mois d'avril. (voir notre actualitté)


  • Fédération des éditeurs jeunesse autour de Magic Town - 16-05-2012

    Plusieurs éditeurs, parmi lesquels Hachette, Penguin, Simon & Schuster, viennent de décider d'un regroupement de leurs ressources sur un site unique, Magic Town, destiné à générer des ventes sur des titres numériques. Lancée aujourd'hui, cette plateforme de divertissement en ligne a été réalisée par deux des fondateurs de Playfish, la société rachetée en 2009 par Electronics Arts. 

     

    La cible est nette : les jeunes de deux à six ans, plongés dans un univers interactif de livres numériques, avec des contes de fées classiques et le retour de personnages populaires de la littérature jeunesse. Magic Town est finalement un monde virtuel reposant sur ces codes jeunesse, qui souhaite créer un environnement de narration propice à la lecture et l'apprentissage. Le modèle économique repose sur le fermium, avec une vingtaine de titres à lire gratuitement et un catalogue complet vendu pour 9,99 ? mensuels ou 59,99 ? à l'année.

     

    Le mois prochain, une version pour iPad sera également disponible. 

     

    « Nous cherchons à devenir la marque de divertissement première pour les jeunes enfants, au cours de ces prochaines années », explique Christian Dorffer, directeur commercial de Mindshapes, l'un des partenaires. (via Financial Times)

     

     

     

    Attendu que pour un éditeur isolé, le développement d'un tel outil aurait été trop coûteux, la mutualisation des forces a permis une plus grande exploitation. Pour Sarah Packenham, d'Andersen Press, la création de livres numériques se fait à l'artisanale, sans animation ni narration particulière. « Le coût pour ajouter ces choses est très élevé. Nous n'avons pas l'expertise nécessaire pour tout faire ni prédire dans quelle partie du marché il faut investir. »

     

    Alors que les ventes de livres numériques ne cessent d'augmenter outre-Atlantique. Et selon l'Association of American Publishers, la proportion dans les ventes de livres jeunesse avait atteint 16 % du chiffre d'affaires, en février. La croissance prévue en Europe est de 113 % pour l'année 2012, bien qu'elle ne représentera toujours que 2 % du marché. 

     

    Concentré sur l'alphabétisation et la lecture, Magic Town est également en pourparlers avec Macmillan et Bloomsbury. Pour les maisons, la rémunération est basée sur les pages lues, un modèle de streaming façon Spotify, très en vogue actuellement. De quoi également assurer une certaine visibilité supplémentaire sur la toile. 

     

    Dans cette ville magique, chaque aventure est présentée sous la forme d'un livre interactif, avec plusieurs modes de lecture : l'enfant peut lire seul, accompagné d'un adulte et répondre à des questions sur ce qu'il vient de découvrir. Un système de récompense gratifie les lecteurs assidus.

     

    Bien que les tarifs soient proposés en euros, aucun éditeur français n'est encore intégré. 


  • Fifty Shades of Grey : un acte de censure illégitime - 16-05-2012

    Touche pas à mon best-seller, clame la maison Random House, fermement opposée à la censure du livre de E.L. James, Fifty Shades of Grey, qui a été dernièrement interdit dans des bibliothèques. L'éditeur s'est ainsi fendu d'un communiqué, dans lequel il fait valoir les droits de son auteure.

     

    « Nous nous opposons fermement à la censure littéraire et apportons notre soutien aux droits du Premier amendement de la constitution des lecteurs, à faire leurs propres choix », assure la maison. 

     

    Classé dans une nouvelle catégorie de livres, le porno pour mamans, le livre connaît un succès en librairie d'un côté comme de l'autre de l'Atlantique, après avoir explosé les records de ventes outre-Manche. 

     

     

     

    Or, des bibliothèques de plusieurs États - Géorgie, Floride et Wisconsin - ont décidé de supprimer les versions papier et numériques du livre, dont le contenu sexuellement trop explicite n'était pas convenable. 

     

    Cathy Schweinberg, directrice de la bibliothèque Brevard County, la chose est entendue : « C'est très simple : le livre ne répond pas à nos critères de sélection. Personne ne nous a demandé de l'enlever de nos rayons. Mais nous en avons acheté quelques exemplaires et nous avons réalisé ce que c'était réellement. Nous nous étions penchés dessus, parce qu'il était classé en soft porn ou porno pour mamans. Nous ne prenons pas de porno. » (voir notre actualitté)

     

    Sachant que les droits du livre ont récemment été vendus pour une adaptation au cinéma, le mouvement de protestation anti-Fifty Shades of Grey risque de prendre de l'ampleur. 

     

    Selon l'éditeur, la décision prise par les établissements est nuisible. « Fondamentalement, cela dit aux usagers des bibliothèques : nous allons juger de ce que vous pouvez lire. Ces événements résonnent comme des décisions prises malencontreusement, car ils retirent de la circulation un livre avec l'une des plus fortes courbes en terme de demandes ces derniers temps. »

     

    L'auteure qualifie son livre, d'abord proposé sous la forme d'un seul ouvrage de 1200 pages, comme une « relecture de l'histoire d'amour de Bella et Edward [NdR : de la saga Twilight], dans un Seattle contemporain, avec Bella en jeune pucelle étudiante et Edward en puissant milliardaire aux préférences sexuelles secrètes ». Et le jeune homme a des préférences pour le cuir et le latex, et pas parce qu'il s'adonne à la couture... Avec un pitch pareil, l'adaptation de Fifty Shades of Grey doit déjà pouvoir se trouver sur un site commençant comme YouTube et finissant comme pop-corn.


  • Mort de l'écrivain mexicain Carlos Fuentes - 16-05-2012

    C'est dans la ville de Mexico que le romancier le plus célèbre du pays est mort, emporté par une maladie soudaine, à l'âge de 83 ans. C'est une hémorragie interne qui lui a été fatale. Après tout un siècle traversé, et devenu une figure emblématique de la littérature latine du XXe siècle dans les années 60 et 70, Carlos Fuentes disparaît. 

     

    Essais politiques, pièces de théâtre, l'écrivain a abreuvé de multiples textes l'histoire littéraire du pays, mais c'est avant tout avec ses romans qu'il se fit un nom. Le premier livre à lui apporter la reconnaissance internationale fut publié en 1962 ; La mort d'Artemio Cruz, examinait la révolution mexicaine de 1910 et ses échecs, notamment dans la volonté de mettre fin à la misère sociale. Publié en 1962.

     

    En bonne compagnie. Suivi de La chatte de ma mère

    En bonne compagnie,

    superbe recueil de nouvelles

     

     

    Sa relation à la politique fut d'ailleurs des plus complexes. Entre 1929 et 2000 le parti révolutionnaire, à la tête du pays n'est pas son meilleur allié. Et il démissionnera de ses fonctions en 1968, alors qu'il occupe le poste d'ambassadeur en Grande-Bretagne, pour rejoindre les protestations des étudiants, lors d'un massacre organisé à Mexico, resté tristement célèbre. 

     

    Il prendra le même poste, mais en France, en 1975, avant de démissionner, deux années plus tard. 

     

    Finalement, Fuentes vécut plusieurs vies, entre Mexico, Londres, ses trois enfants de deux mariages différents et ses livres. Contemporain de Gabriel Garcia Marquez et Mario Vargas Llosa, il ne reçut jamais le prix Nobel de littérature, pour lequel il fut pourtant plusieurs fois cité. Cependant, il fut lauréat en 1987 et 1994 du Prix Cervantes et du Prix Prince des Asturies.

     

    Retrouver les livres de Carlos Fuentes

    dans notre librairie, avec Decitre