La prise des otages français au Liban

Dans cet article, nous revenons aux années 1986, suite au détournement d’un avion de ligne koweïtien, par des extrémistes musulmans chiites. Cette affaire qui a pris une grande ampleur à l’époque en France ainsi que d’autres pays, vu que le détournement de l’avion a compliqué les négociations secrètes pour la libération des otages français et étranger à Beyrouth. Tout le monde ainsi que les responsables gouvernementaux français et américains pensaient qu’ils étaient sur le point de réussir.

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A l’époque, des sources bien informées ont déclaré que le Jihad islamique était le responsable du détournement de l’avion de ligne koweïtien. Ce détournement a débuté le 5 avril et a conduit le Boeing 747 en otage en Iran, à Chypre et en Algérie. La principale revendication a été la libération de 17 hommes condamnés dans le cadre des attentats terroristes de 1983 contre les ambassades américaines et françaises au Koweït.

En plus des menaces sur la vie des passagers restants à bord de l’avion, le Jihad islamique a menacé d’exécuter des otages occidentaux à Beyrouth si l’avion de ligne détourné est pris d’assaut. Le gouvernement français réagit et demande à Jean-Charles Marchiani de faire des négociations directes avec la partie chiite Hezbollah.

Jean-Charles Marchiani, un acteur clé de la libération des otages

Les tentatives françaises de libérer les otages ont été troublées par les tensions entre le Hezbollah et Amal, l’autre principal groupe musulman chiite au Liban. En coordination avec les forces syriennes au Liban, la milice Amal a tenté de réaffirmer son contrôle des zones contestées, créant ainsi des conditions de sécurité qui rendent particulièrement difficiles les contacts avec les responsables du Hezbollah.

Des spécialistes français du terrorisme ont déclaré que l’équipe de négociation de Chirac, après plusieurs mois de contacts, avait estimé qu’elle avait convaincu les autorités de Téhéran d’organiser la libération d’au moins un otage. Mais même avant le détournement d’avion, les responsables iraniens ont eu des difficultés à persuader le Jihad islamique au Liban de se conformer. Le principal obstacle a été la demande du Jihad islamique de libérer les 17 prisonniers au Koweït.

Le négociateur français le plus actif, Jean-Charles Marchiani, ancien agent du renseignement proche du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, a été un acteur clé dans la libération de deux otages français le 27 novembre.

Qui est Jean-Charles Marchiani ?

Né à Bastia, le 6 août 1943, Jean-Charles Marchiani est un homme politique français. Il a occupé plusieurs postes dans le secteur privé et public. Dès son jeune âge, il a été recruté en tant qu’officier du SDECE en 1962. Après sa démission des renseignements, Jean-Charles Marchiani a occupé plusieurs postes dans des grandes entreprises françaises et internationales depuis 1970. Considéré comme l’ami le plus proche de Charles Pasqua, ce dernier le nomme en tant conseiller pour le enseignement et la lutte anti-terroriste en 1986. En 1995, Jacques Chirac le nomme comme un prefet du Var. En 1999, Jean-Charles Marchiani est élu député européen.