Peut-on faire confiance aux smartphones chinois ?

Peut-on faire confiance aux smartphones chinois ?

Plébiscités pour leur prix, les smartphones chinois connaissent un succès sans précédent partout dans le monde. Au fil des années, les constructeurs de l’Empire du Milieu ont su proposer des produits de qualité, gage de performances élevées et de designs très innovants. Mais est-ce pour autant que l’on peut avoir confiance aux téléphones chinois ?

Des téléphones de qualité, mais pas loin d’être convaincants

En termes de fiabilité, des marques comme Huawei, OnePlus, Xiaomi ou encore Realme ont prouvé qu’ils sont capables de produire des smartphones dotés d’une excellente durée de vie. Leurs fiches techniques n’ont absolument rien à envier aux produits Apple ou Samsung. Et en matière de prix, les Chinois ont une longueur d’avance sur leurs concurrents en proposant un excellent rapport qualité/prix.

Mais comme l’explique ce magazine en ligne, les smartphones chinois sont souvent livrés avec des applications préinstallées, réputées pour être trop intrusives. D’autres applications collectent carrément des données des utilisateurs, sans leur consentement. Par ailleurs, certains de ces téléphones affichent de la publicité directement dans l’interface, ce qui peut être déroutant, voire dérangeant. 

Les problèmes de confidentialité et de sécurité, la crainte de tous

En matière de protection de la vie privée, les Chinois n’ont pas les mêmes préoccupations que les Occidentaux… Et si les États-Unis ont pris la décision de bannir le constructeur Huawei de son territoire, c’est pour des raisons de sécurité nationale.

 En effet, Washington accuse Pékin de se servir de Huawei pour illégalement collecter les données des utilisateurs via ses équipements (routeurs, smartphones, montres connectées, etc.). Pour bien mesurer l’ampleur des risques, il suffit de regarder du côté du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba

En 2018, les informaticiens de ce bâtiment construit par les Chinois ont découvert que leurs serveurs envoyaient l’ensemble de leurs données vers des serveurs basés à Shanghai… En ayant fait don de tous les équipements informatiques, la Chine en a profité pour espionner l’Union africaine…

Pour l’instant, le gouvernement américain n’a pas apporté de preuves formelles pour étayer ses accusations. Malgré tout, de nombreux observateurs laissent entendre que Pékin est en mesure d’espionner les utilisateurs des produits chinois, peu importe la marque. 

Pour cause, une loi de cybersécurité entrée en application le 1er juin 2017 permet aux autorités d’accéder aux données des entreprises chinoises, peu importe leur secteur d’activité. Autre constructeur sur la sellette, c’est Xiaomi, fortement soupçonné de collecter des données depuis ses téléphones.